L’éthique

Pourquoi créer un comité éthique en EHPAD ?

J’adhère tout à fait à la définition de Paul Ricoeur puisque pour lui l’éthique « est une recherche du bien vivre et du bien faire ».
Pour moi l’éthique est une discipline philosophique une réflexion collégiale entre un groupe de participants de divers horizons interne et externe à la structure. Un comité éthique est donc un groupe (de sexe, d’âge, de métiers ou de branches différentes) qui se doit d’être composé de représentants de l’équipe, d’usagers, de proches et de partenaires (juriste, philosophe, membre de l’association Alzheimer, du service gérontologique, du pôle soin palliatif ou psychiatrique).

L’éthique s’appuie donc sur des expériences concrètes singulières communes au groupe sous l’angle de vue des valeurs. On essaye de répondre à la question : Comment bien agir en tenant comptes des contraintes individuelles professionnelles, institutionnelles et du cadre règlementaire, dans une situation ?



Cette démarche de questionnement vise à améliorer la vie des résidents et la vie au travail des professionnels en évaluant les enjeux, en analysant la complexité de la situation.
Elle n’est donc jamais une évidence et jamais acquise. Voici quelques questionnements :
- Comment naviguer entre logique institutionnelle et personnelle ?
- Comment naviguer entre logique de gestion et logique de soin ?
- Comment favoriser une liberté de mouvement et une restriction de liberté ?
- Faut-il privilégier le confort des équipes à celui des résidents ?
- Comment motiver à travailler au milieu de la douleur, de la démence des troubles du comportement et de la fin de vie ?
- Faut-il privilégier le soin ou l’animation dans un lieu de soin et de vie ?
- Comment prendre en compte les résidents lorsque l’on manque de temps ?
- Comment trouver la juste distance avec les résidents ?
De ce fait pour associer une équipe pluri-professionnelle à la qualité de l’accompagnement, on doit s’appuyer sur 3 piliers :
le droit : des usagers, des salariés via les conventions… et sur les recommandations de l’HAS ex ANESM

la déontologie donc les règles d’exercice professionnel organisant les pratiques

L’acceptation du risque en gérant au mieux les responsabilités institutionnelles, professionnelles et individuelles.

bienveillance, dignité, solidarité, autonomie, prudence, justice, équité.
Ils doivent utiliser l’environnement extérieur pour alimenter cette performance éthique avec l’arsenal juridique comme repère.

Faites nous parts de votre réflexion éthique si vous avez déja crée un comité éthique.
